Le torii et l’enfant • 鳥居と子供
Accompagnée d’un nekomata indécis, d’un jeune chōchin obake et d’un kitsunebi rutilant, une petite fille s’aventure sur le sentier d’une montagne sacrée ⛰️. Un grand torii de pierre se dresse sur le chemin ⛩️. A-t-elle déjà pénétré dans le monde des kami 🍃 ? Et surtout… est-ce vraiment une simple petite fille ✨ ?
Les torii ⛩️ sont les portails sacrés des sanctuaires shinto, symbolisant la frontière entre le monde profane et l’espace sacré du sanctuaire.
Le mot torii signifie littéralement « là où se perchent les oiseaux » 🐦. Son origine est associée à la célèbre légende d’Amaterasu, issue du Kojiki (recueil mythologique du VIIIᵉ siècle) : fâchée contre son frère, la déesse du Soleil s’enferma dans une grotte, plongeant le monde dans l’obscurité. Pour l’attirer, les dieux installèrent des coqs sur un perchoir. Charmée par leur chant, elle sortit et la lumière revint ☀️. Des perchoirs à oiseaux auraient par la suite été installés à l’entrée des sanctuaires.
Les premiers torii sont apparus dès le Xe siècle et se généralisent pendant la période Heian (794–1185) 🏯. À l’origine, les sanctuaires étaient simplement délimités par des cordes tendues à des poteaux.
Qu’ils soient rouges vermillon 🍁, en bois ou en pierre 🪵🪨, isolés ou alignés par dizaines, les torii incarnent avec beauté le passage du monde ordinaire au monde des kami 🌿✨.
Comment les franchir :
🙇♀️ S’incliner légèrement devant le portail (ojigi)
🚶♂️ Éviter de marcher au centre (réservé aux divinités) et longer un côté
🙏 À la sortie du sanctuaire, saluer à nouveau pour remercier les esprits