Rāmen • ラーメン
Saviez-vous qu’historiquement, le rāmen 🍜 n'est pas originaire du Japon ? Le mot vient du chinois lāmiàn (拉麺), qui signifie littéralement « nouilles tirées » 🥢. C’est à la fin du XIXᵉ siècle, sous l’ère Meiji ⛩️, que des immigré·es chinois·es installé·es à Yokohama l’introduisent au Japon, où il était alors appelé shina soba, « soba de Chine ». Cela explique aussi pourquoi “rāmen” s’écrit en katakana ✍️, utilisé pour les mots d’origine étrangère, et non en hiragana.
En 1910, le tout premier restaurant de rāmen, le Rai Rai Ken, ouvre ses portes à Asakusa, à Tokyo 🏮. Nourrissant, savoureux et bon marché, il séduit d’abord les ouvrier·es, avant de devenir, au fil du XXᵉ siècle, un incontournable de la cuisine japonaise 🇯🇵.
Chaque région développe ensuite sa propre version 🗾. Même s’il se décline dans une infinité de styles, on distingue 4 grands types de rāmen :
🍜 Shoyu : assaisonné à la sauce soja, au goût salin et parfumé
🧂 Shio : léger, clair et délicat, basé sur le sel
🥣 Miso : plus rond et corsé, aux saveurs umami marquées
🥓 Tonkotsu : riche et crémeux, préparé à base d’os de porc longuement mijotés
Plat de rue devenu véritable art culinaire, le rāmen incarne la capacité du Japon à s’approprier une influence étrangère pour en faire quelque chose de profondément sien ✨🍜
Et vous, vous êtes plutôt team rāmen, soba ou udon ? 🍥